Accidents dus à la faune sauvage : le changement d’heure accroît les risques
Dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre 2026, on reculera les montres d’une heure. Les automobilistes circulant en fin de journée seront donc confrontés plus tôt au crépuscule et à l’obscurité, au moment même où de nombreux animaux sauvages sont en activité. La Protection Suisse des Animaux PSA appelle à une prudence accrue : ralentissez, restez vigilant et informez toujours la police après une collision, même si l’animal s’enfuit.
Les animaux sauvages ne connaissent pas le changement d’heure. Les chevreuils, les cerfs, les sangliers et d’autres espèces continuent d’adapter leur rythme quotidien à la lumière du jour et sont particulièrement actifs au crépuscule, lorsqu’ils cherchent de la nourriture. Le passage à l’heure d’hiver augmente donc la probabilité que les animaux et le trafic pendulaire se retrouvent sur les routes en même temps. À cela s’ajoute le fait que les jours raccourcissent en automne.
Les accidents dus à la faune sauvage ne sont pas seulement un problème saisonnier. Les animaux sauvages se déplacent régulièrement entre leurs zones d’alimentation et leurs zones de repos. Quand des routes coupent leurs itinéraires, des collisions surviennent tout au long de l’année. Les accidents dus à la faune sauvage sont donc aussi une conséquence de la fragmentation de leurs milieux de vie.
Voici comment éviter les accidents dus à la faune sauvage
- Adaptez votre vitesse, notamment à l’approche des panneaux signalant la présence d’animaux sauvages et à proximité des forêts, des haies, des champs et des zones résidentielles.
- Faites particulièrement preuve de vigilance quand vous roulez à l’aube et au crépuscule.
- Gardez un œil sur les bas-côtés : des animaux peuvent surgir des deux côtés.
- Si vous apercevez un animal : ralentissez et passez en feux de croisement.
- Attendez-vous à voir d’autres animaux : les chevreuils, les cerfs et les sangliers en particulier peuvent être plusieurs à traverser les routes.
- Ne faites pas d’écart, mais freinez de manière contrôlée : si un animal surgit de manière soudaine, gardez si possible votre trajectoire. Les manœuvres d’évitement risquées peuvent entraîner de graves accidents dans lesquels des tiers peuvent également être impliqués.
Accidents dus à la faune sauvage : voici comment bien réagir
Toute personne qui percute un animal est légalement tenue de déclarer immédiatement l’accident. Continuer sa route revient à s’exposer à des poursuites pénales. De plus, cette déclaration est généralement une condition préalable à la prise en charge des dommages par l’assurance. Le fait qu’un animal renversé prenne la fuite ne signifie pas qu’il n’est pas blessé. De nombreux animaux sauvages s’enfuient malgré de graves blessures et meurent souvent dans d’atroces souffrances. C’est pourquoi l’obligation de déclarer s’applique, même si l’animal a disparu : grâce au lieu de l’accident et à la direction prise par l’animal, les gardes-chasse peuvent lancer des recherches, retrouver l’animal et abréger ses souffrances si nécessaire.
- Arrêtez-vous et allumez vos feux de détresse.
- Sécurisez le lieu de l’accident (triangle de signalisation, lampe d’avertissement) et veillez à vous protéger, en particulier sur les routes de campagne et les routes non éclairées.
- Informez la police en appelant le 117 (également en cas d’accident avec des animaux domestiques) et attendez l’arrivée de la police ou du garde-chasse. La police fera appel au garde-chasse compétent.
- Si l’animal a fui : marquez le lieu de l’accident et retenez dans quelle direction il est parti.
- Ne touchez pas ou ne déplacez pas vous-même les animaux : gardez vos distances et suivez les instructions de la police ou du garde-chasse. Quand cela est possible sans vous mettre en danger, prenez des photos à des fins de documentation.
Accidents dus à la faune en chiffres
- Les chevreuils, les cerfs et les sangliers sont touchés, mais aussi les renards, les blaireaux, les hérissons et d’autres petits animaux sauvages.
- Chaque année, quelque 20 000 animaux sauvages meurent sur les routes suisses, dont environ 7600 chevreuils. À cela s’ajoutent des milliers de renards et de blaireaux. L’Office fédéral de l’environnement (OFEV) établit les statistiques officielles des animaux sauvages tués.
- Après la chasse, les accidents de la circulation sont la deuxième cause de mortalité la plus fréquente chez les grands animaux sauvages en Suisse (OFEV).
- Le nombre de cas non recensés est probablement plus élevé, car tous les accidents ne sont pas signalés et les animaux blessés ne sont pas tous retrouvés.
- Une évaluation de la Mobilière pour la période 2021 à 2025 montre qu’au dernier trimestre, le nombre d’accidents dus à la faune était supérieur d’environ 12 % à la moyenne annuelle.


